Les messages du corps (6)

LE SYSTÈME REPRODUCTEUR

D'après le livre de Michel Odoul "Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi" Ed Albin Michel

Comme son nom l'indique, il permet à l'être humain de se reproduire.

Il est composé des organes sexuels, des glandes sexuelles (ovaires, testicules) et de l'utérus chez les femmes.

La procréation suppose la rencontre entre un homme, de nature Yang et pénétrante, et une femme de nature Yin et réparatrice. Cela peut nous faire comprendre combien il est nécessaire de réaliser la même chose en nous pour pouvoir évoluer. Il nous faut aller à la rencontre de l'autre aspect de nous-mêmes, de notre partie « Yin - féminine » si nous sommes des hommes et notre partie « Yang - masculine » si nous sommes des femmes. Il s'agit de trouver l'équilibre et de faire la paix entre notre côté doux, tendre, passif, artistique, esthétique, accueillant, non conscient, profond (féminin) et notre côté ferme, fort, actif, guerrier, défensif, pénétrant, conscient, superficiel (masculin). Il nous est alors possible de grandir et d'évoluer. Ce qu'il est intéressant de noter, c'est que cette (pro)création a tout à fait la possibilité de se réaliser dans le plaisir et la joie ainsi que la vie l'a prévu.

Le système reproducteur est donc celui qui nous permet de procréer, de donner la vie physiquement mais c'est aussi à travers lui que passe notre capacité générale à créer, à enfanter des projets, des idées dans le monde matériel.

Il est enfin le système de la sexualité, c'est-à-dire notre capacité à créer dans le plaisir. Il représente notre action sur l'autre, notre pouvoir sur lui car celui-ci s'abandonne à nous, comme nous à lui, dans cette relation particulière. Ce « pouvoir » doit donc être réciproque et respectueux et il est encore plus grand lorsqu'il est appuyé sur l'amour.

Les maux du système reproducteur nous parlent de notre difficulté à vivre ou accepter cette paix des opposés (Yin/Yang – masculin/féminin) à l'intérieur de nous. C'est particulièrement le cas des problèmes à l'utérus, qui représentent le couple, le foyer et qui signifient souvent des tensions ou des souffrances par rapport au conjoint (absence, frustration, décès, conflit) ou par rapport à la place de chacun dans le foyer.

Ils expriment aussi notre peur, notre crainte à enfanter, que ce soit réellement (enfant) ou symboliquement (projets, idées...), par manque de confiance, par culpabilité ou par angoisse. Les douleurs aux testicules et aux ovaires nous parlent de cela, que ce soit du fait d'une cruralgie, d'un kyste ou d'un cancer de ces glandes reproductrices.

Les maladies dites « sexuellement transmissibles » représentent souvent des autopunition inconsciemment provoquées par une culpabilité face à une activité sexuelle développée en dehors des normes reconnues par la personne ou son environnement.

À travers la frigidité, l'impuissance ou les douleurs et inflammations diverses qui « empêchent » la sexualité, nous exprimons notre difficulté à vivre et à accepter les plaisirs de la vie et en particulier de l'activité, qu'elle soit professionnelle, sociale ou familiale.

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Les messages du corps (5)

LE SYSTÈME NERVEUX

D'après le livre de Michel Odoul "Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi" Ed Albin Michel

Le système nerveux centralise, stocke, restitue et fait circuler les données innées ou acquises par l'individu, lui permettant d'exister et d'évoluer dans son environnement. Son rôle est essentiel et il participe à la moindre activité de notre organisme.

Il se divise en deux : le système nerveux central et le système nerveux autonome, appelé aussi neurovégétatif. Au niveau organique, il est composé du cerveau, de la moelle épinière et des nerfs.

Le système nerveux central

Il gère la pensée, les mouvements conscients et toutes les sensations. Il se compose de l'encéphale, de la moelle épinière et des nerfs périphériques. Toute pensée consciente, toute décision et toute action volontaire passent par lui.

Les maux du système nerveux central sont le signe de nos difficultés à gérer consciemment et intellectuellement notre vie et nos émotions.

Les excès de travail, la dureté, la tendance à vivre et à résoudre les choses par la pensées, et non par les sentiments, vont se manifester par des déséquilibres, des maladies ou des tensions du système nerveux central.


Le cerveau

Il est l'ordinateur central. C'est en lui que s'élaborent les pensées, que se stockent la plupart des informations et que se prennent les décisions conscientes.

Les maux du cerveau sont le signe de notre difficulté à gérer par la pensée les situations de notre vie. La conscience « consciente » domine et veut tout maîtriser mais n'y arrive pas. Notre rapport à la vie est construit sur la raison, la logique rationnelle et le raisonnement. Les tensions cérébrales ou les pathologies cérébrales expliquent cette volonté de tout régler par la pensée dure et sans émotions. Le fait de raisonner toutes choses en termes de rentabilité aux dépens du côté humain se traduit souvent par des problèmes cérébraux. Partant de la simple migraine en passant par les vertiges, les troubles de la concentration et de la mémoire puis les problèmes circulatoires, ils finissent parfois par des tumeurs ou des burn out.

Ces manifestations du déséquilibre de notre rapport à la vie apparaissent la plupart du temps chez les citadins ayant une activité professionnelle de bureau ou intellectuelle. Elles sont beaucoup plus rares chez ceux qui ont une activité manuelle ou physique qui les oblige à rester connectés avec la vie réelle et avec leur corps.

Les déséquilibres cérébraux nous parlent enfin de notre difficulté à laisser de la place au plaisir et à la joie simple dans notre vie. La prédominance de la raison implique le besoin d'avoir raison et de fuir l'erreur qui n'est vécue que comme un signe de faiblesse. On refuse la composante humaine de l'erreur, sa nécessité et sa dimension expérimentale et évolutive, pour ne plus en retenir que la notion de faute et par conséquent de culpabilité. Ce blocage des idées s'accompagne d'une grande difficulté à changer d'opinions et de modes de pensée et peut se traduire par des tensions cérébrales, des migraines ou des maux de tête.


La moelle épinière

Elle est la partie du système nerveux qui descend à l'intérieur de la colonne vertébrale. Elle joue un rôle de transmetteur des données et des consignes cervicales vers toutes les parties du corps. Mais elle possède aussi une certaine autonomie, en ce sens que certains réflexes (réflexe du genou par exemple) sont directement gérés par elle. Composée à la fois par des fibres nerveuses (substance blanche) et par des neurones (substance grise), elle utilise un système de « boucle ». ce bouclage fait qu'un stimulus douloureux n'a pas besoin d'aller jusqu'au cerveau pour provoquer la réaction musculaire, l'information venant de la zone touchée allant directement au muscle.

Les maux de la moelle épinière montrent notre empêchement à traduire nos idées ou nos pensées dans la réalité. Ils expriment notre difficulté à agir et même à réagir, c'est-à-dire sans réflexion par rapport au contexte donné. Ils nous parlent enfin de notre refus de laisser la vie et la joie de vivre s'exprimer par nos actes ou nos réactions. Paralysies, myélites, méningites cérébro-spinales nous empêchent d'agir ou de réagir, de « faire » et par conséquent, de nous tromper, de commettre des erreurs.


Les nerfs

Ils sont nos « câblages » personnels qui permettent de mettre notre ordinateur central (le cerveau) en relation avec nos périphériques (organes, muscles, cinq sens...). Pour le système nerveux central, ils sont de deux types, sensitifs ou moteurs. Les nerfs sensitifs sont ceux qui transmettent les informations perçues vers le cerveau et la moelle épinière. Les nerfs moteurs sont ceux qui transmettent les ordres du cerveau ou de la moelle épinière vers la partie du corps concernée.

Les maux des nerfs expriment nos difficultés à faire passer les pensées, les désirs ou les envies dans le réel. La transmission « lâche » et les commandes ne fonctionnent plus. Un des cas typiques est celui de la sciatique paralysante qui bloque complètement le nerf sciatique et nous empêche ainsi de marcher, de nous déplacer, voire même de tenir debout.



Le système nerveux autonome

Aussi appelé système neurovégétatif, il a la charge de toute l'activité non consciente de l'individu. Les fonctions organiques (circulation sanguine, digestion, respiration...) mais aussi psychologiques, émotives et de défense (chair de poule, vomissement, rougeur du visage, instincts) dépendent de lui. Alors que le système nerveux central est en relation avec les muscles striés, il commande, quant à lui, les muscles lisses.

Il comprend le système parasympathique et le système sympathique. Les système parasympathique a la charge de tout ce qui touche à l'activité de routine de l'organisme, comme les fonctions organiques, alors que le système sympathique a la charge des activités d’excitation, de défense et d'urgence comme l'agressivité, la fuite. Le système neurovégétatif est géré par l'hypothalamus et le bulbe rachidien.

Les maux du système nerveux autonome expriment notre difficulté à relier en nous le Conscient et le Non-Conscient. Ils nous disent que notre Non-Conscient a de la difficulté à gérer les sollicitations qui viennent du monde extérieur et notamment les émotions. Il se passe alors un phénomène de saturation du système central conscient qui ne peut plus diriger notre activité physique car le système neurovégétatif prend les commandes. Il nous oblige à faire ou à ne pas pouvoir faire un certain nombre de gestes, d'actes ou nous empêche d'avoir accès à certains niveaux de conscience ou de mémoire. Toutes les manifestations de la spasmophilie, comme les tremblements, les tics dits nerveux, les nausées, les migraines, les crampes, les crises de tétanie sont les expressions de cette difficulté intérieure à maîtriser et à répondre correctement aux sollicitations du monde extérieur.

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Les messages du corps (4)

LE SYSTÈME CIRCULATOIRE

D'après le livre de Michel Odoul "Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi" Ed Albin Michel

Le système circulatoire a la charge de la circulation sanguine dans tout le corps. C'est grâce à lui que le sang peut circuler et aller nourrir en oxygène et en nutriments la plus infime partie de notre organisme. Cette circulation lui permet aussi de jouer son rôle de purification car il transporte les toxines rejetées par les cellules et élimine le gaz carbonique échangé contre de l'oxygène. Cette fonction est donc celle de la répartition de la vie dans tout le corps et par extension de la joie de vivre.

Le système circulatoire se compose du cœur, du système veineux et du système artériel.

Les maux du système circulatoire signifient que nous avons des difficultés à faire circuler librement la vie en nous et que notre joie de vivre, notre amour de la vie, a du mal à s'exprimer voire à exister en nous.

Le cœur

C'est l'organe principal de la circulation sanguine. Par son rythme, il est capable de répondre instantanément à la moindre sollicitation, qu'elle soit physique (effort) ou psychologique (émotion). En étroite relation avec le cerveau, il est capable de réguler très précisément les pressions et les rythmes circulatoires nécessités par les circonstances environnementales. Le cœur est un muscle dit "involontaire" c'est-à-dire qu'il fonctionne en dehors de notre volonté consciente. Cela explique pourquoi sa relation avec notre Inconscient est forte et pourquoi nos émotions conscientes et inconscientes influent autant sur notre rythme cardiaque.

Les maux du cœur nous parlent de nos difficultés à vivre l'amour et à gérer nos émotions qui ont tendance à prendre le pas sur le reste dans notre vie. Ils peuvent signifier aussi que nous laissons trop de place au ressentiment, à la haine, à la violence, que nous refoulons ou exprimons par les jeux, le sport, les blessures. Pendant ce temps-là, la place de l'amour de la vie, de nous-mêmes, de ce que nous faisons, diminue chaque jour. Et comme le cœur distribue le sang en nous, si nous cultivons des états émotionnels négatifs, ils vont être distribués de la même manière. Ainsi les tachycardies, palpitations, infarctus et autres problèmes cardiaques expriment notre peine à gérer nos états émotionnels ou, au contraire, à les laisser s'exprimer et vivre en nous. Le manque de décontraction face à la vie, l'absence de plaisir dans ce que nous faisons fragilisent les énergies du cœur. Mais attention! Le Cœur étant lié au sentiment de joie, un excès de plaisir ou de passion peut provoquer les mêmes effets!


Le système veineux

C'est celui qui est représenté en bleu sur les planches d'anatomie. C'est lui qui véhicule le sang usé vers le foie et les reins pour son filtrage et vers les poumons pour évacuer le gaz carbonique et se recharger en oxygène. Il s'agit de la partie Yin du système circulatoire, celle qui reçoit en conserve. Par ses alvéoles et sa capacité de dilatation, le système veineux a une action "passive" (Yin) dans la circulation.

Les maux du système veineux expriment notre difficulté à accepter, à recevoir le vie, la joie de vivre, l'amour et à leur laisser une place en nous. Nous avons la sensation de na pas savoir faire vivre nos envies ou nos désirs de bonheur. Ils stagnent alors en nous et laissent se développer parfois un sentiment d'abattement ou d'impuissance. Phlébites ou varices montrent que nous subissons ou nous sentons obligés d'accepter des choses qui nous empêchent d'être vraiment heureux.


Le système artériel

C'est celui qui est présenté en rouge sur les planches d'anatomie. C'est lui qui transporte le sang enrichi d'oxygène et de nutriments vers les organes et les cellules. C'est la partie yang de notre système circulatoire qui exerce une assistance "active " (Yang) du cœur dans la circulation. Par sa capacité à se contracter, le système artériel soulage en effet le travail du cœur. Il s'agit de ce que l'on appelle la vasoconstriction et la vasodilatation.

Les maux du système artériel nous parlent de tensions équivalentes à celles du système veineux mais dans le sens actif. les émotions sont excessives et se manifestent en excès (joie, excitation) ou bien sont retenues, étouffées. la difficulté, voire l'incapacité, à faire ce qu'il faut dans notre vie pour y ressentir la joie, le plaisir ou le bonheur se traduit par des hypertensions artérielles. Contrairement au système veineux, nous n'avons pas l'impression d'être empêchés mais plutôt de ne pas savoir ou de ne pas pouvoir faire une place à l'amour, à la joie de vivre.

L'hypertension nous montre une grande tension due à la volonté de recherche de solution, mais la peur, empêche nos émotions d'exister, ce qui fait monter la pression à l'intérieur. Tout prend des proportions excessives qui nous effraient. Cette peur nous cristallise et durcit la paroi de nos artères, augmentant ainsi par l'artériosclérose le phénomène de la tension. L'une des peurs de fond associées à l'hypertension est celle de la mort : nous avons peur qu'elle n'arrive avant que nous ayons pu faire ce que nous avions à faire.

L'hypotension nous parle, quant à elle, de la défaite, de notre sentiment de victime. vaincus par les événements, sans issue, nous ne sommes plus à même de faire monter la pression pour relancer la machine. La dynamique de fond est passive et le découragement prend le pas sur le sens de la lutte. Nous avons sans doute manqué d'amour dans notre vie ou peut-être ne l'avons-nous pas entretenu.

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Les messages du corps (3)

LE SYSTÈME URINAIRE

D'après le livre de Michel Odoul "Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi" Ed Albin Michel

Le système urinaire permet de gérer les liquides organiques et d'éliminer les toxines du corps. Il filtre, stocke et évacue les "eaux usées" de notre organisme. Ce rôle est fondamental car l'eau est le vecteur de la mémoire profonde des individus. Il se compose des Reins et de la Vessie, associés à l'élément eau, lui-même intimement lié à la mémoire ancestrale et à la fertilité.

Les maux du système urinaire montrent que nous vivons des tensions sur nos croyances profondes, celles sur lesquelles nous construisons notre vie et qui représentent nos fondations. Ils signifient que nous avons des peurs et des résistances face aux éventuels changements de notre vie, que nous avons peur d'être déstabilisés par des obligations de changer. Ils nous parlent aussi de nos peurs profondes, fondamentales, comme la peur de la mort, de la maladie grave ou de la violence.

Les Reins

Ce sont deux organes essentiels au processus de gestion et de filtrage des liquides organiques et du sel dans le corps. Filtrant plus de 1500 litres de sang par jour, ils extraient les toxines du sang et les transforment en urine. Ce sont donc eux qui régulent le niveau d'eau et de sels minéraux en les extrayant du sang et en les restituant en fonction des besoins, facilitant ainsi la capacité de résistance et de récupération à l'effort.

Mais les Reins jouent également un rôle très important dans le stress, les peurs et leur gestion. Par l'intermédiaire des glandes surrénales, ils sécrètent des hormones qui vont déterminer notre comportement face au stress et aux peurs. Les glandes médullosurrénales vont sécréter  de l'adrénaline et de la noradrénaline qui vont impliquer nos réactions de fuite ou de lutte. Les glandes corticosurrénales vont sécréter des corticoïdes naturels qui vont contrôler le niveau "inflammatoire" de notre réaction, c'est-à-dire de son intensité émotionnelle au niveau cellulaire.

Les maux des Reins parlent donc de nos peurs qu'elles soient profondes et essentielles (vie, mort, survie) ou bien en relation avec le changement.

Ainsi, la difficulté à lâcher sur des habitudes ou des vieux schémas de pensée ou de croyances, la résistance aux changements, l'insécurité, le refus de bouger vont être à l'origine de problèmes rénaux ou des tensions et douleurs au niveau lombaire. La cristallisation des vieux schémas peut aller jusqu'à la cristallisation physique au niveau des Reins : ce sont les calculs.

Les maux de Reins peuvent aussi résulter d'une situation de peur violente ou viscérale dans laquelle nous avons eu conscience de frôler la mort. Il arrive même parfois que les cheveux (qui dépendent de l'énergie des Reins) blanchissent brutalement ( c'est ce qui est arrivé à Marie-Antoinette la veille de sa mise à mort).

La Vessie

Elle reçoit, stocke et élimine les liquides organiques chargés en toxines qui lui ont été confiés par les reins. Elle est le dernier stade du processus de gestion et d'élimination des liquides organiques et, par extension, des vieilles mémoires.

Les maux de la vessie représentent notre difficulté à évacuer les "eaux usées", c'est-à-dire nos vieilles croyances qui ne sont plus satisfaisantes. Les tensions ou douleurs de la vessie signifient que nous avons peur d'abandonner ou de changer ces habitudes, croyances, schémas ou modes de pensée. Un trop grand attachement à des mémoires, nous amène parfois à rester figés dans notre vie. Les cystites ou autres inflammations expriment, en plus, qu'il y a en nous une colère ou une révolte face à notre attitude.

Les maux de la vessie peuvent aussi signifier que nous avons des peurs face à nos ancêtres que nous n'arrivons pas à dépasser.

Chez les enfants, l'énurésie peut traduire une crainte (justifiée ou non) d'une autorité, qu'elle vienne des parents, des professeurs ou de toute autre personne.

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Les messages du corps (2)

LE SYSTÈME RESPIRATOIRE

D'après le livre de Michel Odoul "Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi" Ed Albin Michel

Le système respiratoire

Comme nous l'avons déjà évoqué, le poumon est l'organe le plus en contact avec l'extérieur et contrôle la diffusion dans le corps de 3 énergies primordiales : ZONG QI (énergie des aliments combinée à celle de l'air), YING QI (énergie nourricière) et WEI QI (énergie défensive). Il existe trois niveaux respiratoires :

La respiration externe :

  • le système pulmonaire
  • la peau

La respiration interne :

  • via les cellules de notre corps

Les maux du système respiratoire :

Ils nous parlent de notre difficulté à nous protéger face au monde extérieur et à trouver des réactions adaptées face aux agressions de celui-ci. La tristesse étant l'émotion associée aux Poumons, cela signifie également notre refus d'oublier ou de pardonner nos éventuelles tristesses ou rancœurs.

 

Les Poumons

Ce sont les organes principaux de la respiration. C'est en eux que se réalise l'échange fondamental d'oxygène et de gaz carbonique sans lequel nous ne pourrions vivre. De plus, ce sont les seuls orifices naturels qui sont en permanence ouverts vers l'extérieur et qui doivent être constamment à même de se défendre et de nous défendre. Une dernière chose mérite d'être signalée : la respiration est la seule fonction organique qui soit automatique (non consciente et non volontaire), c'est-à-dire gérée par le système nerveux autonome, et sur laquelle nous puissions cependant intervenir volontairement grâce au système nerveux central.

Les maux des poumons expriment nos difficultés à gérer les situations avec le monde extérieur. Toux, asthme, angines, bronchites, rhume, grippe sont autant de signes que nous ressentons une sollicitation importante de l'extérieur, quand ce n'est pas une agression, et que nous ne savons pas ou nous n'arrivons pas à gérer. Les toux irritatives montrent que ces agressions nous irritent et nous insupportent. Les toux grasses, quant à elles, sont le signe que les agents de l'agression restent prisonniers en nous. Ils sont englués dans les mucosités bronchiques que nous devons sécréter en plus grande quantité pour "cracher le morceau".

 

La Peau

Il s'agit du seul organe à être en relation avec toutes les fonctions du corps et de l'esprit. Elle est irriguée, innervée d'une façon remarquable et représente un extraordinaire système d'informations relié directement avec notre cerveau.

Le premier rôle de la peau est celui de protéger. Elle représente la barrière avec le monde extérieur et nous protège donc des agressions microbiennes et matérielles. Elle participe également au système respiratoire puisqu’elle permet la ventilation cutanée par laquelle elle assiste les poumons dans leur rôle d'assimilation de l'énergie et de l'air. Mais la peau accomplit aussi une mission d'assistance de tout le système d'élimination du corps. Lorsque les reins, la vessie mais aussi le gros intestin et le poumon sont fatigués ou engorgés, c’est la peau qui prend le relais et qui aide à évacuer par la transpiration notamment. Il est aussi intéressant de savoir que la peau et, entre autres, "la peau des muscles" appelée les facias mémorise nos expériences et nos émotions. On comprend mieux pourquoi le toucher et certaines techniques de travail sur le corps comme l'acupression, le massage, le shiatsu ont des résultats étonnants.

Les maux de la peau expriment nos difficultés de vécu par rapport au monde extérieur. Eczémas, psoriasis, dartres, mycoses, vitiligos, boutons sont autant de manifestations de notre réaction face aux agressions que nous ressentons. Elles nous permettent de "justifier" la difficulté de contact avec ce monde et aident en même temps à l'évacuation de la tension ressentie.

 

 

 

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Les messages du corps (1)

LE SYSTÈME DIGESTIF

D'après le livre de Michel Odoul "Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi" Ed Albin Michel

Comme expliqué dans l'article "les émotions", notre état émotionnel influe sur notre organisme. Une émotion trop longtemps contenue ou persistante va finir par déclencher une réaction physique : c'est le signal d'alarme.

Si notre corps agit ainsi, c'est pour nous obliger à entendre et à voir ce que nous mettions consciemment ou inconsciemment de côté. Certains maux ou "accidents" nous obligent à l'arrêt total : ainsi nous ne pouvons plus fuir le problème. Si malgré tout, nous décidons de fermer les yeux encore une fois, le corps va réagir de plus belle : soit il va réitérer le mal ou l'accident, soit il passe à l'étape suivante, la maladie.


Le sens des maux

Le système digestif

Il nous permet de digérer les aliments solides et liquides que nous consommons. C'est lui qui comporte le plus d'organes.

Les maux du système digestif vont nous parler de notre difficulté à avaler, à digérer, à assimiler ce qui se passe dans notre vie. Selon l'organe digestif concerné, nous auront une idée plus précise de la tension ressentie ou de la difficulté à digérer l'expérience.

 

L'Estomac

C'est l'organe qui a en charge le côté directement "matériel" de la digestion du fait qu'il s'occupe de la matière alimentaire.

Les maux de l'Estomac expriment les difficultés ou les tensions que nous rencontrons dans notre maîtrise ou notre gestion du monde matériel.

Contrariétés financières, professionnelles, scolaires ou judiciaires choisiront de s'exprimer ainsi. Du fait de son rôle de malaxage des aliments, les maux de l'estomac retranscrivent notre tendance à ruminer et à ressasser les choses.

Aigreur, acidité gastrique, ulcère ou cancer sont autant de manifestations dont l'intensité est progressive et qui expriment la difficulté que nous avons à digérer ce que nous vivons. Les vomissements sont alors le signe supplémentaire du rejet pur et simple, du refus.

 

La Rate et le Pancréas

Comme expliqué dans différents articles du blog, la Rate, le Pancréas et l'Estomac appartiennent à l'élément Terre. Cet élément se situe au centre par rapport aux autres éléments, il est un lieu de ressourcement. L'énergie de la Terre représente la force tranquille, elle mobilise des organes "besogneux et travailleurs" du fait de la complexité de la fonction digestive, ce sont des exécutants "sérieux et raisonnables".

Les maux de la Rate et du Pancréas indiquent que nous avons tendance à traverser la vie trop raisonnablement, c'est-à-dire en laissant insuffisamment de place au plaisir, à la joie. La vie manque alors de douceur! (saveur associée à l'élément Terre). Les soucis, l'angoisse, la peur de manquer, de ne pas être à la hauteur, l'absence ou la perte de sécurité tout comme la tendance à vivre dans le passé ou le besoin de correspondre aux normes, de respecter les règles voire d'en dépendre, vont provoquer des problèmes pancréatiques ou de la rate.

 

Le Foie

C'est l'organe le plus gros du corps humain. Il joue un rôle essentiel dans la digestion, non seulement par la sécrétion de la bile mais aussi par son rôle de filtrage du sang. Les maux du foie indiquent qu'il nous est difficile de digérer quelque chose dans notre vie mais avec une nuance plus fine que l'estomac. Comme nous l'avons déjà vu, l'émotion associée au foie est la colère. Les tensions ou les souffrances de cet organe peuvent vouloir dire que notre mode de réactions face aux sollicitations de la vie est la colère. Chaque fois que nous réglons nos problèmes avec le monde extérieur en hurlant, en entrant dans de grandes colères, nous mobilisons l'énergie du foie dans cette direction, le privant ainsi à chaque fois de l'énergie nécessaire à son fonctionnement. Les colères trop souvent rentrées vont densifier l'énergie dans le foie et risquer de se traduire par des pathologies plus importantes (cirrhoses, kystes, cancer). Les maux du foie indiquent également notre difficulté à vivre ou accepter nos sentiments ou ceux que les autres nous renvoient.


La Vésicule Biliaire

Elle travaille en liaison directe avec le foie dont elle recueille et concentre la bile. Elle la redistribue dans l'intestin grêle, juste à la sortie de l'estomac. La libération de la bile va permettre au processus de digestion, notamment des aliments gras, de continuer de façon harmonieuse. En cas de dysfonctionnement la digestion est perçue comme mauvaise.

Les maux de la vésicule biliaire nous parlent de nos problèmes à digérer psychologiquement des événements. Ils expriment nos inquiétudes lorsqu'elles sont liées à un être (nous-mêmes ou un autre) qui nous est cher, en somme, ces maux indiquent notre difficulté à gérer nos sentiments et à les clarifier. En Médecine Traditionnelle Chinoise, l'énergie de la vésicule biliaire joue un rôle primordial dans les prises de décisions. Toute décision difficile à prendre ou mal vécue va retentir sur son fonctionnement.


L'intestin grêle

Il s'occupe du métabolisme digestif final qui achève la dernière transformation des éléments nutritifs avant qu'ils ne passent dans le sang. L'intestin grêle n'est pas simplement un filtre, il participe activement à la digestion en sécrétant les enzymes nécessaires et il joue aussi un rôle important dans le transport de certains sucres et acides aminés. Les maux de l'intestin grêle (diarrhées, ulcères...) nous indiquent nos difficultés à assimiler les expériences, à les laisser pénétrer en nous sans juger. Ils nous parlent aussi de notre tendance à vouloir trop juger les événements et les autres, à raisonner excessivement en termes de bien ou de mal, de tort ou de raison.

Le gros intestin
Il joue le rôle d'éboueur, d'évacuateur. C'est lui qui transporte et permet d'éliminer les matières organiques que nous avons ingérées et qui n'ont pas été assimilées. Il évite ainsi à l'organisme de s'engorger et de s'étouffer. Il contribue à la bonne respiration du corps. On comprend mieux pourquoi le méridien du gros intestin est complémentaire de celui du poumon.
Les maux du gros intestin indiquent que nous retenons les choses, que nous les empêchons de partir. La peur de manquer, de se tromper, une retenue excessive ou le refus d'abandonner, de lâcher sont exprimés par des problèmes du gros intestin (constipation, douleur, ballonnements, gaz...). Ses maux nous parlent aussi de notre difficulté à cicatriser, à oublier les mauvaises expériences. Comme il permet d'éliminer, de rejeter la partie des aliments que nous n'avons pas assimilée, il permet aussi d'évacuer les expériences que nous avons vécues et que nous n'avons pas acceptées.

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